Vendredi 30 Mai
| Vendredi 30 mai | |
| 17 H 30 – Médiathèque – Inauguration exposition 1 | |
| Christian CLOZIER/Jean-Claude LE DUC | De la lampe au microprocesseur, le GMEB |
| + d'infos : dossier de presse | |
| 18H 30 – Galerie l’Autre Rive – Inauguration expositions 2 | |
| Jana KLUGE | Networds |
| + d'infos : dossier de presse | |
| Christian CLOZIER/Jean-Claude LE DUC | De la lampe au microprocesseur, le GMEB |
| 20 H 45 – Grand Théâtre – Concert Electroac 1 | |
| David BEREZAN | Badlands** |
| Anatoly KISSELEV | Stabat Mater in the night** |
| Luis Maria SERRA | Masquerade des voleurs** |
| Michal TALMA-SUTT | Soundscape two** |
| Gregorio JIMENEZ | Accion Sonora* (pour saxophone et laptop) |
| avec José Luis GALIANA, Saxophone | |
| 22 H 30 – Petit Théâtre – Concert « Naissance d’une nouvelle musique en Argentine… 58 » | |
| à l’Estudio de Fonología Musical. Universidad de Buenos Aires | |
| Francisco KRÖPFL (Argentine) | Ejercicio de Texturas* |
| Dante GRELA (Argentine) | Ejercicio 1 |
| Jacqueline NOVA (Colombie) | Creación de la Tierra (1st.part) |
| à l’Instituto Torcuato Di Tella (ITDT) | |
| César BOLAÑOS (Argentine) | Intensidad y Altura* |
| Luís María SERRA (Argentine) | Tenebrae Factae Sunt* |
| Ariel MARTíNEZ (Uruguay) | Trombofolón |
| Eduardo KUSNIR (Argentine) | La Panadería |
| au CICMAT | |
| César FRANCHISENA (Chili) | Tres momentos mágicos (2nd Part.) |
| + d'infos : dossier de presse | |
| 20 H 45 – Maison de la Culture - Grand Théâtre Concert Electroac 1 Anatoly KISSELEV Stabat Mater in the night** Michal TALMA-SUTT Soundscape two** Luis Maria SERRA Mascarade des voleurs** David BEREZAN Badlands** Gregorio JIMENEZ Accion Sonora* (pour saxophone et laptop) avec Josep Lluis GALIANA, Saxophone Anatoly KISSELEV : Stabat Mater in the night Stabat Mater est le titre d’un hymne latin du 13ème siècle du poète italien Jacopone da Todi. Cela signifie « la Mère était debout » en latin. Plus de 400 compositeurs ont utilisé ce texte pour leurs compositions. Kisselev a composé Stabat Mater, pour chœur, solistes et orchestre en 2007. Il s’est servi de quatre lignes de cette pièce comme base d’échantillons pour créer sa nouvelle composition électroacoustique «Stabat Mater in the night» (réalisée à l’IMEB). Stabat Mater - Dolorosa - Juxta Crucem - Lacrimósa Au début, chaque ligne apparaît dans sa version originale, suivie de plusieurs transformations sonores du thème. Dans la section de développement, le thème éclate en morceaux, la hauteur des sons est transformée et leur position dans l’espace change. Le thème sonne tout à fait différemment, avec des distorsions. C’est seulement à la toute fin, quand tous les sons meurent la nuit que le lacrimosa revient à sa sonorité d’origine. L’idée de la pièce est que lorsque les paroles sur les souffrances de sainte Marie se font connaître au monde, elles deviennent tout à fait banales. Il n’y a qu’au Paradis que ces mots gardent leur sens primitif. Stabat Mater is the title of a 13th century Latin hymn by Italian poet Jacopone da Todi. It means ‘the Mother was standing.’ in Latin. More then 400 composers used this text for their compositions. A. Kisselev composed Stabat Mater for choir, soloists and orchestra in 2007. He used first four lines of this piece as a sampler basis for creating his new electro acoustic composition ‘Stabat Mater in the night (working on it in the Institute of Electro Acoustic Music in Bourge France). Stabat Mater - dolorósa - Juxta Crucem - lacrimósa At first every line sounds in its original version followed then by several sound transformations of the tune. In the development section the Theme breaks into pieces, pitch sounds transform and their place in space changes. Theme sounds very different, with distortions. Only at the very end when every sound dies away at night lacrimosa comes back to its original sounding. The idea of the piece is that when the words about St. Mary’s sufferings come to the world, to people - they become commonly banal. Only up in Heaven these words remain their primeval holy sense. Luis Maria SERRA : Masquerade des voleurs Scherzando musique électroacoustique travail sur des sons concrets et des sons électroniques Comme l’indique le titre, il s’agit d’une œuvre dans laquelle, par divers traitements, quelques sons prennent les personnalités d’autres sons non traités. Sont-ce de véritables voix ? ou sont-ce des voix qu’imitent d’autres sons ? Sont-ce des machines qui imitent des poulets ou sont-ce des poulets qui sonnent comme des machines ? etc. Ainsi les sons originaux apparaissent-ils mélangés avec d’autres sons masqués. Sans arriver à reconnaître quels sont les originaux. C’est comme un jeu. Un jeu qui avant tout doit être musical. Le tout participe autour d’un extrait du dialogue théâtral lors duquel quelques acteurs parlent dans une cuisine, au sujet d’un vol (un enlèvement). Tous les participants parlent espagnol, mais mal prononcé parce qu’ils sont italiens, allemands, français, chacun avec l’influence de sa langue natale. Alors les mots, sont-ils véritables ou inventés ? Comprend-on les gestes ou les paroles ? C’est comme le phénomène des touristes, les autres sons (pas les langues) sont pareils aux touristes. Parfois ils sont très bien déguisés, d’autres fois ils sont très mal masqués. C’est exactement là où les choses deviennent intéressantes. Comme si c’était des pauvres déguisés en rois ou des rois déguisés en pauvres. Le contraire est intéressant seulement si il joue avec la première proposition. Comme de vrais voleurs qui se mettent des masques de personnalités très connues pour voler la banque. (Voilà le Scherzando.) On est sûr qu’ils sont de vrais voleurs, mais ils ne s’y apparentent pas. Commande de l’IMEB financée par l’Etat Français. Gregorio JIMENEZ : Accion Sonora* (pour saxophone et laptop) Improvisations pour saxophone et électronique par le D’Ars Ensemble : José Luis Galiana (Saxophone) Gregorio Jimenez (électronique) Le D’Ars Ensemble, toujours en recherche de nouvelles fusions sonores, travaille avec l’électronique en temps réel combiné à des instruments acoustiques. Il en résulte une musique qui est largement aléatoire, unique et très innovante, dans laquelle l’improvisation et l’interactivité avec l’auditeur jouent un rôle fondamental. Esthétiquement, les créations sonores du D’Ars Ensemble s’inspirent de sources variées, rassemblant diverses influences en musique contemporaine : de l’électroacoustique au jazz, de la noïse à la musique ethnique, du minimalisme à l’improvisation libre… José Luis GALIANA (Espagne) José Luis Galiana (Valence, 1961). Saxophoniste, improvisateur, compositeur et critique musical. Dans le domaine de la musique contemporaine et de la création électroacoustique, il est le fondateur de groupes instrumentaux tels « D’Ars Ensemble », « SET UP SO », « Sound Toolers Electroacoustic Music Band », et « Ensemble Impronptu », avec lequel il a participé, enregistré et donné des concerts lors de différents festivals et dans le cycle Musique Hui, hui, hui au SGAE, au Séminaire Permanent de Création Electroacoustique organisé par le LEA (Laboratoire d’Electroacoustique du Conservatoire de Valence), au Club Diario Levante… Il a enregistré de la musique pour Canal Clásica, RTVV, RNE-Radio 3, et pour les compagnies de disques Intertecno 2000, Cambra Records, etc. 22 H 30 – Maison de la Culture - Petit Théâtre Concert « Naissance d’une nouvelle musique en Argentine : 58… » à l’Estudio de Fonología Musical. Universidad de Buenos Aires Francisco KRÖPFL (Argentine) Ejercicio de Texturas* Dante GRELA (Argentine) Ejercicio 1 Jacqueline NOVA (Colombie) Creación de la Tierra (1st.part) à l’Instituto Torcuato Di Tella (ITDT) César BOLAÑOS (Argentine) Intensidad y Altura* Luís María SERRA (Argentine) Tenebrae Factae Sunt* Ariel MARTíNEZ (Uruguay) Trombofolón Eduardo KUSNIR (Argentine) La Panadería au CICMAT César FRANCHISENA (Chili) Tres momentos mágicos (2nd Part.) Naissance d’une nouvelle musique Les premiers contacts avec la musique concrète ont été réalisés à travers la Radio Nationale Argentine, qui transmettait au commencement des années 50 des pièces produites à l’ORTF. La première expérience électroacoustique en Argentine est celle du compositeur Mauricio Kagel en 1954, avec « Musica para la Torre », qui a été créée pour la foire industrielle de la province de Mendoza la même année. Puis c’est Francisco Kröpfl qui a montré la voie à suivre, créant le premier laboratoire stable dédié à la musique électroacoustique. Ce laboratoire a été créé en 1958 et a pris le nom de Estudio de Fonologia Musical de la Universidad de Buenos Aires. Le laboratoire a été accueilli dans la Faculté d’Architecture de l’Université de Buenos Aires et l’un des principaux membres en a été l’ingénieur Fausto Maranca. Le Studio a développé une grande variété d’éléments technologiques qui l’a placé en haute considération au niveau international. On y a composé, parmi d’autres, des pièces de Francisco Kröpfl, Dante Grela, Jacqueline Nova, Eduardo Bértola, et Jorge Rotter. Le Studio a été fermé en 1973 par décision du Doyen de la Faculté d’architecture, qui ne le considérait pas comme une priorité. Pendant ces années, de 1963 à 1971 s’est développé en Argentine un second espace dédié à la recherche et à la création en musique électroacoustique, lequel a été conçu par Fernando Von Reichenbach, et hébergé par l’Instituto Di Tella, dans son Centro Latinoamericano de Estudios Musicales. | |